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Journal intime d'écriture - n°8
Avril 2025
Mars ne s’est pas déroulé comme je l’avais espéré
Le mois avait bien commencé, avec le Pop Women festival de Reims. J’ai assisté à de nombreuses tables rondes passionnantes, j’ai rencontré des autrices dont j’admire le travail, j’en ai découvertes d’autres…
TW : Mort
Mais la joie, la motivation à créer est retombée avec les problèmes de santé de mon chat Loukoum. Nous avons dû nous résoudre à abréger ses souffrances le 28 mars et, un mois après jour pour jour, quand je rédige ces mots, c’est toujours difficile. Comme l’écrit très bien Wendy Delorme :
L’absence est quelque chose de palpable, je le sais. Elle se manifeste de mille et une manière, à travers une odeur, un son, un paysage, l’objet du quotidien.
L’envie d’écrire m’a échappé. Cela avait moins été le cas l’an dernier avec le décès de Chanel. Je m’étais accrochée à l’écriture comme à une bouée de sauvetage.
Il faut croire que c’était la fois de trop. Le cumul par dessus d’autres causes d’angoisse et de larmes.
J’écris peu et je culpabilise d’écrire peu ce qui me paralyse d’autant plus quand je m’y mets enfin. Je me sens obligée d’être productive quand je suis derrière mon clavier.
Pourtant, comme me l’a très bien ma petite sœur (ce puit de sagesse - ça la ferait bien rire si elle lisait ma newsletter), si ma passion, sur mon temps libre, me cause aussi du stress, quel intérêt ? Pourquoi en rajouter ?

Peut-être que personne n’a envie de lire mes histoires
C’est que l’écriture et moi, on entretient depuis longtemps un rêve. Un rêve de carrière littéraire que j’avais abandonné, que j’ai retrouvé, que j’espère toujours.
Je n’en vivrai pas. On est d’accord. Mais, j’écris pour que mes mots soient lus. Pas pour qu’ils restent dans un dossier de mon ordinateur. Je ne vais pas me mentir à moi-même. Je ne vais pas te mentir non plus.
C’est bien pour ça que parfois je suis prise d’un “à quoi bon?” qui me démoralise.
Je n’ai pas besoin de les écrire uniquement pour moi, car elles vivent déjà en moi. Même si je n’ai pas beaucoup écrit en avril, Marlow, Cléo et Céleste m’ont accompagnée tous les jours avant de dormir, pendant une insomnie, en pleine journée parfois.
Ecrire est une activité solitaire, je le sais. Peu gratifiante. J’avais sans doute besoin d’activités avec une satisfaction plus immédiate, le temps de remonter la pente.
C’est un peu comme les publications sur les réseaux sociaux. J’écris dans le vide. Je parle dans un tourbillon d’informations et d’images qui défilent trop vite.
Quoi qu’il en soit, pour rester (un peu) positive, j’ai tout même écrit plus de 5 000 mots. Alors sur un objectif de 15 000 mots, ce n’est qu’un tiers, mais c’est déjà beaucoup plus qu’en 2022 où je n’écrivais plus.
Peut-être qu’il me fallait ce temps de pause pour mieux repartir. Nous verrons en mai !

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